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mardi 15 mai 2012

J'ai lu...Il y a tant de chemins


Titre : Il y a tant de chemins

Auteur : Gilles Pen

Éditeur : Édition Velours

Prix : 13,20€


4ème de couverture :

" Qu'attend-t-on de la vie quand on a perdu l'amour ? " C'est la question que se posait Gary lorsqu'il se rendit compte à quel point Mary devenait essentielle dans sa vie. " Pas forcément l'amour ! " lui répondit une sage petite voix venue d'on ne sait où. Ce grand gaillard espérait à nouveau sentir vibrer son coeur et finalement il lui arrivait une grande amitié, une amie, une muse tant attendue. Elle était jeune, elle était magnifique ; c'était beau, c'était frais et inespéré. Mais rêver de l'impossible lui parut raisonnable. Il y avait aussi Elodie, Elisa… et peut être Stella, si elle arrivait au bon moment. Mais Mary occupait toutes ses pensées, tout son esprit. Elle lui faisait croiser le bonheur… avec tant de joie ! Et avec elle, simplement, sereinement, il savait qu'il prendrait de beaux chemins.


Mon avis :

J'ai découvert Gilles Pen avec son premier roman "Les nuages n'ont fait que passer " et j'ai tout de suite accroché au style franc de son écriture, à ses références musicales, à la bonne humeur qu'il sème dans les pages qu'il noirci. Aussi quand il m'a dit qu'il ferai une suite à son premier roman j'ai trépigné d'impatience ( et je trépigne encore il n'est pas encore sortit ), avec ce roman : Il y a tant de chemins j'ai trouvé de quoi patienter pour la suite. Ce petit roman est un peu comme un pont, un intermédiaire je pense entre " Les nuages n'ont fait que passer" et sa suite. Ici, pas question d'auto-biographie, de "je" mais d'un autre, Gary ( Cooper ? ) un homme amoureux, d'une femme, la sienne, d'une autre peut - être qui entre dans sa vie, d'une jeune fille surtout qui rend l'amour platonique et l'amitié vitale. Mais avant tout on y retrouve un tas de référence au premier roman de l'auteur, le même style chantant, le même amour pour le rock des années 60...

L'histoire est assez simple en fait, un homme, une femme, des sentiments et des contraintes rien de neuf à l'horizon mais Marie est différente des autres femmes et la relation qu'elle noue avec Gary met de la magie dans la vie de cet homme romantique, parfait peut-être mais pour qui? Parviendra-t-il un jour a trouver la femme qui partagera toute sa vie?
Le seul bémol que je noterai pour ce roman serai l'impression de manque que j'ai ressentis. Un manque de chapitres, de passages, de confession. Ce roman très intime est malheureusement pauvre en détails, un peu répétitif et malheureusement on y perd beaucoup en intimité mais le style de l'auteur rend la lecture tout aussi agréable que pour son premier roman et encore une fois, il y a cette envie d'encore qui me colle au doigt, encore encore encore un livre, parce que ce style est tout simplement addictif.

En bref :

Accro à l'auteur ;)





lundi 25 juillet 2011

J'ai lu ... Les nuages n'ont fait que passer


Titre : Les nuages n'ont fait que passer

Auteur : Gilles Pen

Éditeur : Edition Velours


4ème de couverture :

Sans Sir Victor Fleming qui a découvert la pénicilline, ce garçon n'aurait jamais pu vous raconter cette histoire. C'eût été dommage. Rescapé à six mois d'une maladie mortelle, tout ce qui a suivi lui a paru être l'enchaînement des séquences d'un film s'écrivant gaiement et naturellement. Jo et Yvonne étaient ses parents adorés. Des héros ordinaires. Des destins extraordinaires qu'il voulait raconter. Des époques où si les nuages ne faisaient que passer, les orages comme les éclaircies ont marqué les vies et les esprits.
Brest sous les bombes, la Côte des légendes, la mer d'Iroise, Prévert en ballade, des coeurs qui battent d'amour et d'amitié.
Et un môme rêveur qui raconte...

Mon avis :

Ce petit garçon rêve beaucoup oui et c'est surement ce qui le rend si attachant. Cette capacité qu'il a de croire que les rêves peuvent se réaliser, cette chance de pouvoir comprendre que même quand ils ne se réalise pas, ça fait quand même passer le temps plus agréablement.
Jo et Yvonne, ses parents, pour lui c'est Ava Gardner et Gary Cooper, c'est l'amour avec un grand A. Alors il les raconte, il se raconte aussi.
Ils ont connu le Brest d'avant la guerre, lui celui d'après, entièrement reconstruit. Ils n'ont pas les même références, mais ils ont les même expériences, les premier coups de coeurs, les premiers amis, ceux qui restent...
Jo, comme Yvonne est fils de boulanger, c'est donc en toute logique que la boulangerie familiale serve de décors principal à ce récit.
 La boulangerie c'est aussi la maison de famille où grandissent trois enfants, deux garçons et une fille, qui ne seront pas boulanger, c'est trop dur comme métier, c'est Jo qui le dit.
 Parmi eux il y a Gilles, rêveur, amoureux des livres, de cinéma et de musique rock, amoureux de l'amour surtout. Il raconte ses premiers coups de coeurs et la rencontre de ses parents, sa guerre contre les injustices et les violences subi à l'école et la guerre, la vrai celle là, que ses parents ont vécu. Il raconte le mal qui a bien failli l'emporter à six mois et celui, quelques années plus tard, qui a manqué de tuer sa mère...
Il raconte aussi sa mère, Yvonne. Aimante et naturellement soucieuse, qui poussée par son instinct maternel contribua a lui sauver la vie à six mois, alors qu'il suffoquait dans son berceau. Une femme têtue et battante aussi, qui obligera un officier allemand a lui signer les papier nécessaire pour qu'elle achète la farine dont elle avait besoin ou qui n'hésitera pas à dire ses quatre vérités à un enseignant trop peu pédagogue avec son fils.
Il raconte, encore, son père, Jo. Travailleur acharné. Il parle de la guerre qui l'a changé, de sa nostalgie pour le vieux Brest.
Alain, de sept ans son aîné, guide sur toutes les routes de la vie, les bonnes et les moins bonnes, mais jamais rien de bien méchant, et Claudine, sa cadette. Enfin il raconte ses potes, ceux de toujours avec lesquels il partage tout.
Gilles lui me fait penser à ce titre d' Yves Montant : "Un gamin de Paris", sauf qu'il a en plus la chance d'être breton.
Tous ses personnages, toutes ses anecdotes, nous sont livrées dans un style simple et vraiment très agréable à lire. L'auteur écrit comme parlait l'enfant qu'il a été et ça donne un rythme très entraînant.Les chapitres sont plutôt court, ce qui contribue à la musicalité de la lecture. C'est un plaisir à lire.
Un fois qu'on a fini ce roman on a qu'une seul envie, savoir ce qui c'est passé après! Mais seulement si c'est raconté par Gilles Pen...

mardi 28 juin 2011

J'ai lu ... Un oeil sur le temps.

Lorsque j'ai rencontré Gilles Pen, j'ai soudain compris la signification de cette phrase : " Les yeux sont le miroir de l'âme " . Cet homme dans la quarantaine a sillonné les routes au volant d'un quarante tonne durant vingt ans et se situe pourtant très loin des clichés du chauffeur routier. Car dans ses yeux on trouve la douceur de l'apaisement, la mélodie des poètes et une sincère modestie.
Il n'en est pas moins passionné et sa façon de raconter ses expériences d'écriture, comme un enfant constamment émerveillé par ses propres exploits, vous donne envie de vous plonger très vite dans ses livres. J'ai commencé par : "Un oeil sur le temps", son recueil de poésie un brin mélodieux.




Titre : Un oeil sur le temps

Auteur : Gilles Pen

Edition : La pensée universelle




Entre confidences et coups de gueule, quelques hommages, quelques coups de coeur et le talent d'une plume sensible.
Sur le fil du temps, Gilles Pen vagabonde entre présent et passé pour nous parler de lui et de ceux qu'il admire. Un régale pour les amateurs de poésie, un excellent choix pour les novices.

Des hommages, je chéri " Pique la lune " dédié à St Ex, des coups de gueule je retiens particulièrement " rêve de paix " où il aborde le thème des enfants confrontés à la guerre, avec cette conclusion bouleversante :
" Et où va aller rêver
Celui qui dit sans pleurer;
"Quand je serai grand
Je voudrais être un enfant!"?"

De Gilles Pen je retiens : " Mots paille" parce que :
" Choc émotionnel
Inspiration cruelle
Je n'étais pas Verlaine
Je n'étais que peine..."
sont des vers d'une sincérité touchante.